NIKITA IMBASSAI...

quelques extraits de texte « IMBASSAI »

 

Extrait 1 :
C’est en arrivant dans les eaux andalouses, qu’on aperçut les premiers murs de fil barbelé électrifié et les miradors dressés le long de la côte.
Destinée à empêcher toute intrusion d’immigrés clandestins venus d’Afrique, cette trouvaille brillante était l’héritage idéologique de l’ancien Premier Ministre espagnol des années 90, Jose Maria Aznar. Fervent défenseur de la doctrine franquiste, il avait été avec Berlusconi le premier homme politique à vouloir protéger matériellement et par quelque moyen que ce soit, l’Eldorado Européen et ses richesses contre l’arrivée de parias, de sauvages venus de l’autre côté de la Méditerranée pour sucer la sève divine de la démocratie, de l’assistanat étatique et du double Big mac/frites/sauce barbecue.

Les élus corrompus avaient bétonné les côtes espagnoles… Maintenant il fallait les protéger. Seules quelques plages touristiques avaient été épargnées par les rouleaux de fil métallique. En échange, elles avaient bénéficié de la construction de bunkers stylisés (dessinés par des architectes à la mode) qui leur permettaient d’être surveillées jour et nuit par des Guardias Civils armés de fusils mitrailleurs et de lumières-poursuite capables d’éclairer à 500 mètres.
Hormis sur les plages VIP, le mur de barbelés s’étirait à l’infini, avec à chaque kilomètre un mirador qui siégeait, avec les mêmes caractéristiques défensives.

La guerre était déclarée à l’immigration clandestine : « ¡ No pasaran ! ».